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Le zen ou le clash ? Le zeno clash

23 avril, 2009 Par: FatMat Catégorie: On l'a écrit, ça sera recopié

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Nous pleurons tous les soirs, parce que le jeu que nous aimions est mort : le fps multi par équipe et pour la compétition. Et pourtant, nous sommes une génération qui a de la chance, la chance de vivre un moment absolument excitant de l’histoire du jeu vidéo.
Et il faut remonter à quand pour voir une telle débauche de grands jeux et d’idées nouvelles ? Une génération qui a la chance d’avoir le choix en une seule et même semaine de jouer à Braid ou à Zeno Clash. Braid ou Zeno Clash, c’est notre débat à nous entre Nintendo et les Stones, les Beatles et Dyonisos, Apollon et Séga, l’esprit et la chair. Va pour la chair …

zenoclash2Ce papier est une histoire d’amour

Zeno Clash est un des meilleurs jeux auxquels j’ai jamais joué. Et mon cœur le place bien devant l’attelage Esprit-Braid-Beatles-Nintendo-Apollon. Sans oublier non plus qu’avoir ce genre de choix est un luxe. Tout a été dit sur Zeno Clash. L’expression « unique en son genre a été faite pour lui ». Son genre ? Le fps chilien indépendant à tendance surréaliste et à main nue. Vous en connaissez beaucoup, vous ? Prions pour que ça lance une mode et peut-être qu’un jour les développeurs du monde entier se mettront au fps chilien indépendant à tendance surréaliste et à main nue. Mais pour l’instant, c’est l’oiseau rare, et un drôle d’oiseau au demeurant.

Tout a été dit, à commencer par les limites du jeu. Nous avons eu droit ici (rock, paper) ou là (no-frag) à des reviews favorables qui laissaient espérer un jeu sympathique, très original graphiquement et dans ses mécaniques de combat, mais aussi répétitif et linéaire. Tout cela est vrai et tout cela est faux. Zeno Clash a explosé le plafond de mes attentes fondées sur ces premières lectures. Le jeu est effectivement construit sur des phases de « couloir » menant à des phases de combat en « arènes ». Défaut majeur ? Non, on n’en a rien à foutre. Et pourquoi ?

zenoclash4 C’était pas son jour de chance …

Parce que le système de combat est excellent. Ici, quelques explications. Le jeu développe toute une série d’attaques et de contre-attaques dont il introduit progressivement les mécaniques. Je dois avouer avoir été déçu par le jeu dans cette phase d’apprentissage, ou plutôt dans cette phase où j’essayais d’appliquer les consignes. Zeno Clash prend toute son ampleur quand le combat ne devient plus cérébral (j’attends qu’il esquisse une attaque pour parer et placer un contre), mais viscéral (put* !ù tu vas voir ce que je vais te mettre l’homme-oiseau).

Et là, le jeu prend. Les adversaires proposés par le jeu sont absolument magnifiques. Qu’est-ce qui se passe alors ? On attend avec impatience l’arrivée du prochain, rien que pour le plaisir de lui foutre sur la gueule. Rarement eu autant le sentiment de mettre ses tripes dans un jeu, d’y être là, physiquement. Une cogne jouissive et dionysiaque. Bien sûr, il y a les boss, bien sûr il y a les coups spéciaux à esquiver, mais tout ça finit par se fondre dans le maelstrom. Si j’étais sérieux, je dirai que c’est le premier vrai Doom-Like depuis Doom (pas de crosshair à l’époque et un gameplay fondé sur le rush au corps à corps avec le shotgun).

zenoclash6Rimat, ma soeur qu’as tu fait ? Elle est coriace, celle-là. Mon adversaire préférée

Deux remarques pour finir. J’ai trouvé le jeu difficile, en difficulté dite « difficile » qui correspond au niveau « normal ». Mais c’est précisément cette difficulté qui oblige à passer du cérébral au rentre-dedans. Le jeu nous met dans la position d’être constamment assailli par plusieurs adversaires. Ce qui oblige à tout donner, ce qui participe à la satisfaction extraordinaire que procure ce jeu. Donc un dosage très bon, au final, de la difficulté.

Enfin, quelques mots sur la longueur. J’ai fini Zeno Clash en cinq heures. Est-ce que c’est trop court ? Non, c’est parfait. Est-ce qu’ils auraient pu faire plus long ? Oui, bien sûr, artificiellement, en rajoutant comme le font les autres du contenu bidon pour allonger la sauce (le ventre mou de GTA IV). Comme Braid, Zeno Clash se permet de rester dans l’excellence. Cinq heures, c’est bien pour goûter à une proposition de jeu.

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Au final, quelques souvenirs indélébiles, de la promenade en barque avec ces hommes étranges qui nous caillassent, du meurtre de père-mère, du chasseur haut-perché, de Arthas débarqué de Lich King, mais comme un dieu apaisé, une histoire de très grand cru qui n’est pas écrite pour la ménagère de moins de 17 ans, mais pour nous. Alternance de repos et de fureur. Une grande et belle jouissance.

7 commentaires à propos de “Le zen ou le clash ? Le zeno clash”


  1. FatMat dit :

    Extrait d’une interview :
    « we felt the first person genre had a few “holes” in its diversity… Last year I made a list of all the first person shooters that had been released recently, and found out that 50% were about wars or terrorism, 35% were about wars in space or with monsters, 3% were gun simulations, and only 10% explored all the other remaining possibilities. In 2007 even Turok became a space marine! »
    Pas grand chose à ajouter !
    http://www.rockpapershotgun.com/2009/01/30/unknown-pleasures-2009-zeno-clash/#more-7650

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  2. Liquid dit :

    Bon elle arrive cette carte de crédit ?

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  3. FatMat dit :

    Je te l’offre sous steam quand je rentre de Rome …

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  4. Liquid dit :

    Je l’ai, (le site déconne un peu chez moi)

    4
  5. Liquid dit :

    La nuit porte conseil

    Déçu par la fin de Zeno Clash, très dommage ce spoiler juste avant dans la maison au bord de l’eau. Pourtant ce passage est génial, le coup du bébé cochon, je me suis cru dans du Kafka, où les choses les plus invraisemblables finissent par paraître normales. Et d’ailleurs au final c’est ce qui me dérange dans ce dénouement, on tombe dans tout ce qu’il y a de plus humain. Alors que toute la force du jeu c’est d’avoir construit un monde qui sort de nos frontières, nous ne sommes plus sur terre et cette civilisation n’est pas bâtie sur les mêmes règles que la notre. Au contraire d’un FF ou dieu sait quel jeu.

    Il faut absolument vivre Zeno Clash. Sans parler de sa construction qui est très proche pour finir d’un MGS ? Couloirs, Boss à tactique, cinématique, bon scénario. (sans l’infiltre c’est un mgs fps indé.) En tout cas elle procure les mêmes sensations… Stress et réflexion… Ce titre nous entraîne dans des pâturages vierges, les Corvids nous perturbent autant que la jeune fille, et ce Père-Mère est clairement un des personnages le mieux réussi que j’ai vu jusqu’à présent dans un jeu vidéo. Ça prendra peut-être du temps mais il deviendra à mon avis culte. En tout cas pour moi il l’est déjà.

    Vous voyez je ne parle même pas des graphismes, on s’en moque, c’est beau, mais le jeu vaut bien plus. Et les gens qui nous disaient sur tous les sites que les armes ne servent à rien dans ce jeu, ont visiblement ou de grave problèmes mentaux, ou au contraire n’ont tout simplement pas joué Zeno Clash. Vous auriez voulu un système balistique perfectionné dans un jeu solo ? Détraqués.

    Je crois que la dernière fois que je suis resté autant sur le cul en découvrant une histoire de jeux vidéo ça remonte à MGS2, les Half life, et évidement le miracle Portal.

    Merci de ne pas nous prendre pour des débiles Ace.

    Et même conclusion que Fatmat, Braid après ça, passe en second plan.

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  6. FatMat dit :

    ca me fait plaisir de lire ça !

    6
  7. Liquid dit :

    De toute façon j’ai toujours préféré les Stones.

    7


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